Stress, fatigue, maux de tête, perte d’attention…  Le bruit au travail a des effets directs sur la santé, le bien-être et la productivité des salariés constituants donc un frein à l’épanouissement professionnel. L’Institut National de Recherche et de Sécurité (INRS)* a révélé fin septembre 2019 les résultats d’une enquête montrant que les facteurs liés au bruit sont très corrélés avec la satisfaction des salariés. Ils arrivent avant ceux associés à la température, à la qualité de l’éclairage ou encore à la circulation de l’air. D’autres études, notamment menées par l’Ifop**, soulignent l’augmentation des risques psychosociaux ou encore la perte de productivité liée au bruit en open-space.

Les impacts sur les salariés

Le bruit au travail engendre de multiples impacts négatifs pour les employés, en effet, 8 actifs sur 10** déclarent que le bruit et les nuisances sonores sont susceptibles d’être source de fatigue, de perte d’attention et de maux de tête et qu’ils peuvent générer une perte auditive et des acouphènes. De plus, l’impact négatif des nuisances sonores peut diminuer la productivité au travail, mais aussi une perte d’engagement des salariés, car plus des deux tiers mettent en avant le risque d’une certaine lassitude à l’égard de leur travail.

Une étude récemment menée par le Centre d’information et de documentation sur le bruit souligne le fait que les surdités professionnelles se situent au quatrième rang des maladies professionnelles. Mais pas seulement, le bruit vécut au travail entraîne des réactions beaucoup plus importantes comme un stress, des tensions, une sensation de surmenage. Pour rappel, ce sont quelques six millions de Français qui perdraient ainsi plus de 30 minutes de temps de travail par jour et coûteraient environ 23 milliards d’euros par an aux entreprises.

Mieux gérer le bruit en open-space

Pour contribuer au bien-être des salariés et réduire les risques sur la santé, des articles du code du travail ont été créés et réglementent ainsi les seuils d’exposition au bruit des travailleurs avec une valeur limite d’exposition. Les réglementations mises en place vont contraindre l’employeur à réfléchir à cette problématique et à mettre en place des solutions adéquates afin de minimiser le bruit.

Pour rappel, l’Organisation mondiale de la santé préconise de travailler dans des environnements sonores ne dépassant pas les 45 dB. Or, sur les espaces partagés, il n’est pas rare d’atteindre 70 dB lorsque les collaborateurs sont en pleine activité.

Afin de résoudre cette problématique, plusieurs solutions sont envisageables pour apporter une qualité de vie au travail optimal pour les salariés. En effet, certains employeurs n’hésitent pas à équiper leurs employés de casques à réduction de bruit permettant de réduire les bruits ambiants et de favoriser la concentration. Les casques restent une solution peu onéreuse et offrant à chacun la possibilité de s’isoler.

Autre solution : quelques jours de travail à domicile offrent aux employés de multiples avantages, mais notamment celui d’être au calme. Le télétravail s’est démocratisé durant ces dernières années et il est largement apprécié des salariés qui mentionnent une concentration plus importante, une réduction des bruits ambiants et donc une meilleure productivité.

Toutes les solutions présentées ci-dessus permettent de réduire le bruit en open-space et in fine d’améliorer la qualité de vie au travail qui est un critère clé pour les salariés.

* INRS, Enquête réalisée en septembre 2019

** Ifop JNA « Bruit, santé auditive et risques psychosociaux » (2017)

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.